Association musulmanes Bordeaux

Crise de distribution du pouvoir Par Abderrahmane Nafaa (saphirnews)

En l’absence d’une vraie et sérieuse démocratie de l’opinion et des règles encadrantes au sein de l’islam de France, nombre de responsables d’associations musulmanes se permettent de considérer le patrimoine collectif comme un patrimoine qui leur est propre. Leur vision, mêlée à la convoitise, se focalise sur la protection de leur « règne » avec tous les moyens nécessaires. Face à cette situation, les fidèles se trouvent dans l’obligation de courber leur échine pour bénéficier des services présentés par ces lieux de culte.

Dans des associations où les esprits et les réflexions sont renforcés, d’aucuns s’interrogent sur ces gens qui profitent surtout des esprits en repos afin de régner.

• À qui appartient donc la parole ? À ces innocents qui se livrent à des pillages intellectuels ou à ces représentants qui cherchent à défendre leurs intérêts personnels ?

La question est critique dans plusieurs mosquées de l’Hexagone.
• Où sont les imams ? Pourquoi essaye-t-on de les intimider lorsqu’ils tentent de prendre la parole ? Existe-t-il encore des garants qui pourraient transmettre la voix de ces imams et la défendre ?
• A-t-on besoin d’une condamnation fraternelle des attitudes critiquables des responsables de culte ou faut-il les mettre devant la réalité blessante qui préoccupe chacun des fidèles quand il se dirige vers un lieu de culte pour accomplir ses devoirs spirituels ?

Notre rôle est de participer à libérer les consciences des responsables des lieux de culte de leur convoitise et de leur aveuglement. Il est donc nécessaire de déchirer ces rideaux blindés qui cachent la réalité de ce qui se passe dans le territoire des mosquées.

Si nous nous permettons d’analyser cette situation, ce n’est pas par goût du récit : au contraire, c’est pour briser les frontières et libérer les fidèles qui se sentent menacés par des discours divins exploités, selon les circonstances, pour calmer les esprits et empêcher la réforme.

Ces gens/responsables doivent se convoquer devant eux-mêmes : ils doivent comprendre que le travail associatif ne peut pas réussir sans la contribution de chacun. Ils se doivent d’exploiter toutes les énergies et d’apprendre à écouter l’autre.

En l’absence de ces conditions et d’autres encore plus strictes, la crise de gestion des associations musulmanes pointe, ce qui aggrave la fissure existant entre les gestionnaires et les fidèles.  Lire la suite...

33 Bordeaux - sources : saphirnews